J'ai pris quelques jours pour partir en voyage avec Guillaume. Je n'avais pas prévu d'aller en Bolivie mais au fil des rencontres, l'envie d'y aller s'est imposée à moi. Alors voilà, nous partons pour Puno où nous visiterons les îles du Lac Titicaca côté péruvien puisque le lac borde les deux pays... EH oui, le Lac Titicaca existe vraiment! Quand j'étais petite, je n'y croyais pas. Un lac qui s'appelle presque "pipicaca" c'est pas possible! EH bien si! Claro que si! Le Lac Titicaca est le plus grand lac du monde. Au-delà de 2.000 m d'altitude, il mesure 194 km de long sur 65 km de large et recouvre 8.710 km2 (5.260 au Pérou, 3.450 à la Bolivie) et est profond de 281 m maximum. Situé au bord du lac, la ville n'est pas bien belle mais on l'oublie vite à cause du lac. Perchée à 3.810 m d'altitude, les journées y sont souvent ensoleillées avec un peu d'air frais comme à la montagne. En revanche, il gèle la nuit.
Après nous être rendus au port, nous cherchons à négocier un tour de trois jours dans les îles péruviennes. Les "compagnies" sont à fond et nous sautent dessus... Nous finissons par choisir un tour en deux jours avec la découverte des Iles Uros, une nuit sur l'île d'Amantani et la visite de l'île de Taquile le lendemain. Tout ceci dans un petit bâteau... lol Pas très rassurant mais bon finalement on s'y fait! Certaines ont vomi pendant tout le trajet... Je les plains! Moi j'avais très mal à la tête pendant ces deux jours... sans doute l'altitude!
Pour info, le "soroche", ou mal aigu des montagnes, s'explique par le manque d'oxygène dans l'organisme. Au fur et à mesure que nous montons en altitude, la pression de l’air diminue et ,par conséquent, contient moins d’oxygène. A 5000m d’altitude, il y a moitié moins de la quantité d´oxygène auquel nous sommes habitués au niveau de la mer. Le corps humain a la faculté de s’adapter au milieu ambiant. Les populations des altitudes ont une morphologie différente à la nôtre. En plus d’avoir un nombre supérieur de globules rouges dans le sang, ils ont une cage thoracique de forme cylindrique beaucoup plus volumineuse que la nôtre de forme rectangulaire. Pour monter en altitude, notre corps réagit en fabriquant des globules rouges pour nous permettre de capter plus d’oxygène. C´est pour cela que l’on se sent fatigué les premiers jours en altitude. Chacun d’entre nous réagit différemment à l’altitude.Le "soroche" se reconnaît par des maux de tête, nausées, vomissements, fatigues intenses et insomnie le soir. Il est bon de savoir que le seul fait de descendre de quelques centaines de mètres, l’atténue.
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